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Du Débutant amateur au professionnel en difficultés

PRESTATAIRE indépendant  DE FORMATION PROFESSIONNELLE

 Déclaration Préfecture de Région ILE-DE-FRANCE N°11770687577 attribué sur dossier professionnel complet. 

Ne vaut pas agrément de l'Etat. Devis/Facture, Contrat de Formation Professionnelle,  Convention (Art. L.6313-3 et suiv. du CT)

(Demandes de financement notamment auprès de l'AFDAS et FIFPL) 

Adhérente à l 'ASCORF

Francis POULENC - La voix humaine (Extraits)

Graziella GONZALEZ (Chant)

Richard ANDERSON
(Piano)

 

Charles CAMBON

Baryton-basse de l'Opéra de Paris

Le grand Baryton français, Charles Cambon, surnommé « l’Empereur » par ses partenaires, a maintes fois été le sujet de l’émission radiophonique d’Henri Jacqueton, « Les grandes voix humaines ».

 

Natif de la région de Béziers dont sont également originaires d’autres grands chanteurs français, il est l’illustration-même de cette émission physiologique (selon les critères du Docteur René Grain, Oto-Rhino-Laryngologiste de la Maison Départementale de Nanterre et Ancien Interne de l’Hôpital Prince Albert de Monaco, dans son ouvrage, la « Base physiologique du Chant », Edition « Chez l’auteur »), avec, au fil du temps, et tout naturellement, une expansion de sa voix vers l’aigu, sans rien perdre ni de son grave ni de son médium.

 

Ce qui lui a permis, pendant ses 30 années de carrière en tant que pensionnaire de l’Opéra de PARIS, avec pour partenaires, notamment Georges Thill, André Pernet, José Luccioni, d’accéder à tous les rôles de baryton, notamment le Grand Prêtre, Athanaël et Hérode, dans lesquels il n’a jamais été égalé, mais aussi verdiens, (Iago, Luna, Rigoletto, Amonasro),wagnériens (le Hollandais, le Heraut, Frederik de Telramund) et jusqu’à Valentin et Silvio de Paillasse (ce dernier rôle habituellement distribué à des barytons légers parfois spécialistes de la mélodie française) .

Le seul rôle qu’il n’a jamais pu chanter… étant Figaro, car il n’avait pas de voix de fausset.

 

Selon le professeur de Graziella GONZALEZ, qui a été son disciple pendant près de six années, il arrivait parfois à Charles CAMBON, à près de 70 ans, assis devant son piano, et pour l’exemple, de soutenir une tessiture de ténor et même, d’émettre un contre-ut, et cela, sans le moindre effort ni la moindre déformation faciale.

 

A supposer que ce soit les « enregistrements radiophoniques qui l'ont finalement rendu célèbre » pour reprendre certains commentateurs, c'est bien grâce à cette voix d'une qualité exceptionnelle, à la fois chaude et lumineuse, à la diction souple et parfaite, homogène du grave à l'aigu, que les techniciens appréciaient tout particulièrement. Une seule prise suffisait. Ce qui n'était pas le cas des voix excessivement timbrées (A noter: Hérode à l'âge de 65 ans)

 

 

Quant à ses talents de comédien qui étaient limités ainsi qu’il a été écrit  -d'où les « petits rôles » dans lesquels il était inévitablement remarqué, quels que soient les rôles titres-, et qui auraient fait obstacle à la carrière internationale à laquelle, effectivement, il pouvait prétendre, c’est bien parce que souffrant d’une blessure de guerre à la jambe remontant à 1914-1918 . À tel point qu’il a toujours refusé de renouveler ses prestations mémorables de Rigoletto et Telramund (Frederik - Lohengrin).

L'homme simple et généreux qu'il était, préférait « les petits rôles », de son propre aveu, parce qu'ils lui permettaient de rentrer le plus tôt possible chez lui pour y retrouver son Epouse, devenue très tôt, non-voyante. (Ses parties de pétanque avec ses amis, à Paris, étaient aussi un rituel sacré).

Il disait de sa voix douce : « Cela s'est trouvé ainsi. J'avais une voix, oh ! pas une grande voix, mais de qualité. Je suis rentré au Conservatoire, j'en suis sorti six mois après, et j'ai été engagé immédiatement à l'Opéra de Paris. C'est tout. Je dois tout à ma femme qui avait sa loge attitrée à l'Opéra de Paris. Elle m'a guidée pendant toute ma carrière, par ses commentaires qui m'ont amené à réfléchir et à parvenir à certaines constatations »

Il a cependant été l'invité, à multiples reprises, du Grand Théâtre du Liceo de Barcelone, il a chanté au Covent Garden de Londres, et dans de nombreux Opéras en France, dont celui de Nice, de même qu'à l'Opéra Comique .

Enfin, toujours selon le professeur de Graziella GONZALEZ, Charles CAMBON a refusé de s’expatrier aux États-Unis pour des saisons au Métropolitan Opera de New-york (contrairement à Georges Thill, son ami et partenaire dans Faust, dont les talents de comédien étaient , paraît-il, quelque peu limités), alors que réclamé par le plus grand des ténors wagnériens, Lauritz Melchior, parce qu’il était aussi un homme d’honneur et de cœur, ne voulant isoler son Épouse, devenue non-voyante, dans un pays dont elle ne parlait pas la langue.

 

Etant en possession de ses enregistrements depuis les années 1920 (78 tours et 45 tours) qui lui ont été transmis par son professeur les ayant reçus en héritage, Graziella GONZALEZ ne peut que conseiller de se reporter à YouTube, même si la mise en ligne des 78 tours dégrade la sonorité d’origine.

 

Chacun pourra ainsi découvrir ce grand Baryton français d’exception du 20ème siècle, cette voix à la personnalité telle, et à cette diction sans aucun artifice qui sont le fruit de cette émission parfaitement physiologique, qu’il suffit de quelques mesures pour le reconnaître.

Enregistrement plus récent et donc de meilleure qualité, plus représentatif de la voix de Charles Cambon

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