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Du Débutant amateur au professionnel en difficultés

PRESTATAIRE indépendant  DE FORMATION PROFESSIONNELLE

 Déclaration Préfecture de Région ILE-DE-FRANCE N°11770687577 attribué sur dossier professionnel complet. 

Ne vaut pas agrément de l'Etat. Devis/Facture, Contrat de Formation Professionnelle,  Convention (Art. L.6313-3 et suiv. du CT)

(Demandes de financement notamment auprès de l'AFDAS et FIFPL) 

Adhérente à l 'ASCORF

Francis POULENC - La voix humaine (Extraits)

Graziella GONZALEZ (Chant)

Richard ANDERSON
(Piano)

 

Carlos GONZALES

disciple de Charles CAMBON

L'un des rares disciples (ils étaient trois) de Charles CAMBON de 1959 à 1965, année de sa disparition prématurée, homme d'une grande modestie avec lequel il était devenu ami.

LE PROFESSEUR 

Première expérience

A 18 ans, il révèle la voix insoupçonnée de son frère

Convaincu de la perte de sa voix à 14 ans pendant la mue, il commence le violon à 16 ans, et en deux ans, sous l'égide de Vincent CANDELA, premier violon solo de  l' Opéra de Paris, obtient un prix d'excellence avec félicitations du jury, au concours Leopold BELLAN

Il a 18 ans lorsqu'il propose à son frère Max dit José, son aîné de cinq ans, de lui faire travailler sa voix, alors que celui-ci est la risée de tous dès qu'il ouvre la bouche pour chanter, tant il chante faux, car, lui, a capté deux ou trois sons types faisant entrevoir des possibilités !

 

En six mois, il révèle sa voix de ténor, simplement à partir de ces deux sons types.

 

Ils s'inscrivent à un radio-crochet, grande mode à l'époque : José remporte le Premier Prix en tant que Ténor et Carlos, le Second Prix, en tant baryton.

Autre manifestation d'une oreille acérée : sa fille, Graziella, admise au Conservatoire National Supérieur de Musique de PARIS, travaille l'une des "Quinze Etudes de Virtuosité" de Moszkowski. Un trait passe dix fois, la onzième, patatras, rien ne va plus! Cela se produit plusieurs fois et Graziella, qui n'a que 13 ans, commence à "s'énerver" . Il déboule du 2ème étage et lui dit : "Au lieu de tempêter, d'après ce que j'entends, l'endroit sur lequel tu butes pourrait bien correspondre au 2ème doigt. Regarde si ton deuxième doigt ne gigote pas. Au violon, c'est souvent ce doigt qui désorganise la technique d'un trait en désorganisant la tenue de la main, par sa promptitude à rester en l'air et à gigoter inutilement"

Effectivement, le problème était bien là !

Deuxième expérience

Il  prépare sa fille, Graziella 

Sur l'insistance de Jeanne, sa mère qui, ayant une jolie voix de mezzo, à 17 ans, s'était vu proposer un contrat pour "Les Noces de Jeannette", Carlos entend, pour la première fois, chanter Graziella qui s'accompagne au piano, alors qu'elle vient d'avoir 10 ans. Mais ne connaissant pas les voix féminines, il se moque gentiment de ce qu'il appelle une « petite voix de crécelle ».

En effet, Graziella est passé, en l'espace de huit jours, à la stupéfaction de Simone BERNARD, son professeur de piano , (élève de Marthe MORHANGE et d'Alfred CORTOT), qui était également son professeur d'Education Musicale au Cours Moyen, d'une voix grave chantée de garçon, atteignant difficilement le la du diapason, à une voix de soprano léger, avec une jolie couleur au médium qui est petit, mais avec une quinte aigue "éclatante".

Lorsqu'elle rentre en 6ème. Son professeur de musique, Mademoiselle Loup, veut  faire apprendre le Choeur des enfants de Carmen. .Se basant sur la voix parlée de Graziella, elle la place avec les... Basses.

La semaine suivante, Graziella signale qu'elle ne peut pas chanter, c'est trop grave ! Dubitative, le professeur accepte de la changer de voix, et la met avec les Alti ! Huit jours après, Graziella se plaint de nouveau et finit par obtenir d'être mise avec les Soprani ! A la surprise de tous, on n'entend plus qu'elle !

Complexée par cette voix si différente de sa voix parlée et qu'elle ne retrouve chez aucune de ses camarades de classe, Graziella, qui a été marquée par la moquerie de son père "petite voix de crécelle", ne chante que lorsqu'elle est seule  pendant quatre ans, pour accompagner les oeuvres qu’elle travaille au piano puisque, entretemps, malgré l'extrême petitesse de ses mains, elle a été admise au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Elle a toujours conduit les phrases musicales avec une respiration vocale.

Vers ses 15 ans, sa mère, Archalouys (Lumière du monde, en arménien), ayant entendu aux côtés de son Epoux, Carlos, les plus grandes voix lyriques internationales, au "poulailler" de l'Opéra Garnier comme de l'Opéra Comique, où ils étaient quasiment tous les soirs, insiste pour qu'il réécoute Graziella, et lui demande de faire semblant de repartir, et de revenir sans faire de bruit, car elle a remarqué que leur fille se met à chanter dès que son père est sorti.

Surpris, Carlos se prête au jeu.  Ce qu'il entend le convainc qu'effectivement, il y a un bel organe vocal.

 

Cependant, par mesure de précaution, il décide alors d'attendre que Graziella ait atteint ses 16 ans pour la prendre en main, mais dans le seul but de la préparer pour auditionner devant des chanteuses professionnelles, car dans son esprit, "il ne connaît pas le fonctionnement de la voix féminine",  il vaut "mieux travailler avec une femme" et n'est "pas devenu professionnel".

En conséquence, il demande à Graziella de ne plus chanter tout ce qu'elle joue au piano, et principalement, tout ce qui est aigu, car ce n'est pas écrit pour la voix. Il veut éviter qu'elle ne se fatigue !

Carlos ne sait pas vraiment comment il va s'y prendre avec cette jeune voix féminine, mais il a été à si bonne école avec l'immense Charles CAMBON !

Il suit également son instinct et son oreille, comme il l'avait fait pour son frère alors qu'il n'avait que 18 ans. Son fil conducteur : la recherche du fonctionnement physiologique du larynx. Donc, pas de déformation faciale, recherches de la souplesse du grave à l'aigu, de la pureté du son, de l'émission des aigus avec aisance et qualité des sons, de l'équilibre entre chaleur et timbre, (pas de timbre excessif), du legato, de la souplesse de la diction.

 

Il explique, montre l'exemple, partant de sa voix grave et sans aucune ficelle, sans aucune déformation faciale, sans aucun passage, les ondes se mélangent graduellement lui permettant d'atteindre les contre-mi, contre-fa, contre-sol, et même, le contre-la !

C’est ainsi que, six mois après, muni d’un enregistrement sur bandes magnétiques de Graziella (Lakmé, Gilda et d'un chant tzigane sur un 33 tours, composé pour elle, par le père d'une amie du Conservatoire de Champigny/Marne, guitariste ayant côtoyé Django Reinhart), il se rend à Besançon pour avoir l’avis de Madame CAMBON, avec laquelle il est toujours resté en relation. 

 

Immédiatement, frappée par la facilité technique et la couleur de voix "exceptionnelle" de Graziella (Lily PONS, dira un fan de cette chanteuse), Madame CAMBON le dirige vers Janine MICHEAU, qui, aussitôt après l'avoir entendue, établit un plan : " Nous sommes en avril, je la fais travailler, elle aura 17 ans en octobre, je la prends dans ma classe au Conservatoire de PARIS. Elle a son Prix dans trois ans, après je m'occupe de tout. Elle rentre à l'Opéra du Rhin, structure que je suis en train de mettre en place avec le Ministère de la Culture, et sa carrière est toute faite".

Mais, cela ne se passe pas comme il l'espérait : Après quelques séances et avoir assisté au travail d'une élève de sa classe, Graziella a peur pour sa voix, car une réflexion de Janine MICHEAU l'amène à penser que ce n'est pas dans ce carcan imposé par le Conservatoire, que la voix pourra véritablement évoluer.

 

Forte de ses certitudes acquises avec l'enseignement de son père que la grande Janine MICHEAU a chaudement félicité pour les résultats exceptionnels obtenus,  , Graziella ... se sauve !

Ce qui aura des conséquences dramatiques, quelques mois plus tard, lorsqu'elle est dirigée vers une grande soprano wagnérienne française, la seule invitée à Bayreuth après Germaine LUBIN.

Troisième expérience

Première rééducation vocale de sa fille, Graziella 

Carlos n'en démord pas : Graziella doit travailler avec une chanteuse professionnelle 

Sur les  conseils de Guy FERCHAUX , Musicologue  et professeur d'Histoire de la Musique au Conservatoire de Région de Saint-Maur d'un ancien camarade du Conservatoire de Champigny /Marne, Jean-Louis DOYEN (qui deviendra premier Alto de l'Opéra de Monaco),  Graziella auditionne devant une grande soprano wagnérienne française, la seule invitée à Bayreuth, après Germaine Lubin.

Là encore, Carlos est félicité pour la qualité du travail, à tel point qu'elle insistera pour qu'il assite aux cours, afin de la faire travailler à la maison, selon ses directives.

Particulièrement intéressée par la voix de Graziella, les cours d'une heure se prolongent pendant trois, voire quatre heures . Cours durant lesquels Graziella doit "chanter comme une femme maintenant" et "s'égosille" sur des contre-mi,  Insupportable pour Carlos qui décide de ne plus y assister sous le prétexte de son travail, de "la laisser se débrouiller seule"et de "la réécouter dans six mois".

 

Le résultat ne se fait pas attendre. En moins de trois mois, Graziella se plaint d'élancements à la partie supérieure du larynx (comme des "coups d'aiguille")., la voix s'est détimbrée, un double son est apparu ("roulette"), et la voix "grelotte" ! Elle "bêle" !

C'est Carlos bien évidemment qui la rééduquera  demi-ton par demi-ton, pendant près de cinq ans, avec tout le désespoir que cela a engendré chez Graziella, qui va "craquer" et envoyé tout promener,  pendant plus de deux ans, avant de n'avoir d'autre choix que de reprendre, tant le chant lui manquait, au point de rêver qu'elle ne chantait plus et de se réveiller en larmes !

Avant de commencer cette rééducation vocale, après un traitement d'un mois, le Docteur Louis WICART, Laryngologue et Cancérologue, fils d'Alexis WICART, Laryngologue attitré de l'Opéra de Paris, auteur de nombreux ouvrages sur le chant et les chanteurs, militant pour une "Réforme de l'enseignement du chant en France", qui approuvait totalement la façon de procéder de Carlos pour faire travailler une voix, avait mis en garde : "les cordes vocales sont exceptionnellement épaisses pour son âge (18 ans). Attention, se sont des cordes d'alto par leur épaisseur, et de soprano par leur longueur, car elles sont courtes. Avec la rééducation, elle peut aussi bien se révéler être un alto qu'un soprano grand lyrique, mais certainement pas soprano léger. En France, si vous n'avez pas de grave, c'est parce que vous êtes un soprano léger, si vous n'avez pas d'aigu, c'est parce que vous êtes mezzo "

Effectivement, ces années de rééducation vocale basée uniquement sur la recherche du fonctionnement physiologique du larynx par le biais d'une respiration physiologique, sont riches en surprises  : Graziella perd totalement sa fameuse quinte aigue ; la voix retrouve sa pureté de timbre, sa souplesse, s'étoffe, se stabilise dans le médium, plus mixte, descend jusqu'aux sol/fa graves et se limite au mi/fa  aigu 

Au point que la question du répertoire à travailler se posait réellement, avant que, sans le rechercher, plusieurs mois après, Graziella retrouve sa quinte aigue ! 

Rééducation qui lui permettra deux ans après de faire deux stages, l'un avec Cathy BERBERIAN/Ivry GITLIS, l'autre, avec Gabriel BACQUIER. Un ami laryngologue émet des doutes quant à la voix de soprano aigu

 

Intéressé, Gabriel BACQUIER demande à une amie présente qui fait carrière, de la faire travailler : en une heure de cours axée sur le grave, Graziella en ressort... aphone.

Quatrième expérience

Quand le destin s'en mêle

En avril/mai 1980, Graziella se fait "remonter les bretelles" par un ami, Gérard C., qui lui fait observer qu'elle "ferait bien d'écouter davantage son père", et lui apprend que "depuis six mois, il fait travailler une cantatrice renommée, (il la cite nommément) qui lui a même confié quelques jeunes chanteuses", et qu'il a lu les critiques musicales encensant la "perfection vocale" dans le rôle des Noces de Figaro, à l'Opéra Garnier, rôle qu'elle a déjà tenu sur de grandes scènes internationales.

Elle ne peut douter de la véracité de cette histoire stupéfiante : elle avait noté que, non seulement, son père se rendait souvent à Paris sur le temps de son travail, mais avait été surprise quand il s'était rendu à la Générale de Dardanus à l'Opéra Garnier, annonçant qu'il y avait "été invité".

 

Elle avait alors pensé que son père devait être bien fâché contre elle et en avoir assez de la supporter, car c'était  la première fois qu'il allait à l'Opéra, sans elle et son Epouse !

De plus, elle avait été témoin d'un appel téléphonique corroborant cette histoire. 

 

Les nouvelles circulant apparemment vite dans ce cercle très "fermé",  il semblait se dire que, depuis quelque temps, cette grande artiste ne travaillait plus avec son professeur habituel.

En effet, un après-midi vers 16 h, quelque temps après cette Générale de Dardanus en solitaire, Graziella, se reposant de sa longue séance de travail pianistique, avant la séance vocale, fut témoin d’une conversation téléphonique : elle comprit qu'une femme voulait travailler avec lui pour préparer un nouveau rôle qu'elle devait chanter quelques mois plus tard, lors d'une tournée en Russie.

 

Carlos GONZALES l'a éconduite en lui rappelant : "Je t'avais prévenue que si tu faisais la moindre annonce concernant avec qui tu travailles, à la Générale de Dardanus, ce serait terminé. Par décence, après le résultat obtenu,tu aurais pu t'abstenir d'apporter un démenti. Tu l'as fait, tant pis pour toi, c'est fini. Je ne reviens jamais en arrière ! Tu te débrouilles. Je n'ai accepté que pour avoir confirmation que je ne me trompais pas concernant le fonctionnement d’une voix de femme, uniquement pour ma fille". 

 

Concluant :  "Si depuis six mois que je te fais travailler, tu n'es pas capable de travailler seule, c'est que tu n'as rien compris, c'est que tu es …  Je t’avais dit que je ne faisais cela que pour ma fille. C'est terminé. Je ne reviens pas sur ce que j'ai dit. Maintenant je m'occupe de ma fille ".

Graziella en aura la confirmation plus tard par Carlos lui-même, en colère parce qu'elle "rue une nouvelle fois dans les brancards" : Il lui explique que, alors qu'il recherchait des partitions de chant pour elle, chez Max Eschig,  une femme qu'il a immédiatement reconnue, l'accoste : "Vous êtes chanteur ? Vous savez qui je suis ?". Apprenant  qu’il l’a reconnue, elle lui demande ce qu’il pense d'elle.  Intriguée par sa réponse « C'est bien, mais vous pourriez mieux faire », elle l’invite à venir où elle réside, étant en représentations à l’Opéra Garnier.

Ayant besoin d’acquérir des certitudes quant à la voix féminine, il avait accepté de la faire travailler, ainsi que quelques jeunes chanteuses qu’elle lui confiera ensuite .

  

Il refusa de la suivre à New-York où elle voulait l'emmener, car elle affirmait que c’était le « Don Giovanni le plus sensuel qu’elle avait jamais entendu ».

Ce qui n'étonna nullement Graziella, car c'est exactement ce qu'elle pensait lorsqu'elle l'accompagnait au piano, que ce soit dans la sérénade ou dans le duo avec Zerlina pour lequel elle lui donnait la réplique .

Mais, à 47 ans, cela ne l'intéressait plus. "Si quelqu'un devait faire carrière dans la famille", c'était elle !

Force a été de constater que certains critiques concernant la tournée en Russie n’étaient plus aussi élogieux : cela n'avait rien à voir avec quelques mois plus tôt !

Cinquième expérience

Carlos, professeur de Graziella

"par nécessité"

Après avoir fait un bref passage chez Madame de BERRY-LEBOURG que Carlos a retrouvée, estimant qu'elle lui avait beaucoup apporté, qui s'est terminé par un enrouement après une heure de cours consacrée à des exercices de placement de la langue (parce qu'il y manquait l'essentiel, la base physiologique, comme elle le comprendra plus tard), Graziella refuse de continuer.

 

Elle en est persuadée : le seul professeur, digne de ce nom, est son père !

Le premier aboutissement de ce long et difficile travail physiologique avec Carlos sera son entrée à la classe de Mise en scène lyrique où elle est à la fois étudiante et Chef de Chant suppléante à Patricia DUPONT, soprano de l'Opéra de PARIS, révélation des années 70, lorsque que celle-ci part pour une tournée en Italie avec Hélia et Gian, ainsi qu'à la "Compagnie des Sources de Crystal", à Rungis, sous la direction de Hélia T'HEZAN, soprano de l'Opéra de PARIS, et de Gain KORAL, baryton verdien et Metteur en scène.

Là encore, la voix de Graziella les intéresse, et ils insistent pour la prendre en cours privés, là encore, se terminant chaque fois par des enrouements.

 

Plutôt que voir Graziella partir chez Jane BERBIE, beau mezzo français, à laquelle il aurait aimé la confier d'autant que Graziella comprenait parfaitement ce qu'elle faisait vocalement, Hélia et Gian acceptant qu'elle continue à travailler avec son père .

En dehors de sa propre scène Fiordiligi, elle donne la réplique dans 5 grandes scènes du 7 aux concours de fin d'année : Nedda, Suzanna (deux fois), Salomé, Zerlina ... Adalgisa

Avec la Compagnie Lyrique « Sources de Crystal », elle fait ses premiers pas sur scène. Elle semble très douée puisque Hélia lui donne le plan principal et la laisse improviser "tu fais ce que tu veux, tu es toujours juste" : 1ère converse (Suora Angelica dont elle répète le rôle titre avec la Chef de Chant, Patricia DUPONT et Directrice du Théâtre de Saint-Maur, qu'elle est capable de reprendre TROIS fois intégralement, en pleine voix, sans "pointer", et sans aucune fatigue),  Berta  (Barbier de Séville), Nedda (Paillasse), Salomé (Hérodiade), Mimi (La Bohème), Zerlina (Don Giovanni), Suzanne (Noces de Figaro), Adalgisa (Norma), et, enfin, Fiordiligi (Cosi fan tutte), Charlotte (Werther) 

Sixième expérience

Deuxième rééducation vocale de sa fille, Graziella 

Face à certaines "vicissitudes" à Rungis, entre 1989 et 1991, et le drame personnel qui l'a frappée en 1989, et dont Hélia et Gian sont informés, Graziella décide de montrer à Helia que son comportement est injustifié sauf par le dépît, se présente à l’Ecole Normale de Musique de PARIS, en 1990, où elle est admise, après audition, dans les classes de Chant directement en 6ème Division "Si vous chantez comme cela, avec une angine, qu'est-ce que cela doit être en temps normal" déclare le Sous-Directeur, Monsieur MANSARD, dans les classes d'Anick Simon puis d'Edith Selig-Papee), avant qu'un second choc émotionnel intense subi en 1991, ne fasse tout basculer.

 

Toute la partie supérieure du buste s'est "paralysé": elle ne peut ni chanter ni jouer du piano entre 1991 et 1996,

année où profitant d'une amélioration, Carlos n'hésite à l'aider à se rééduquer vocalement, avec le soutien précieux de Michel ROUX qui lui téléphone après chaque classe "Tu vois Poupounette, c'était déjà mieux, le souffle commence à revenir, tu es une battante, tu vas y arriver", alors que selon deux Experts, elle ne devait jamais retrouver sa voix et face à certaines "vicissitudes", elle décide de montrer à Helia se présenter à l’Ecole Normale de Musique de PARIS, en 1992, où elle est admise, après audition, dans les classes de Chant directement en 6ème Division "Si vous chantez comme cela, avec une angine, qu'est-ce que cela doit être en temps normal" déclare le Sous-Directeur, Monsieur MANSARD, dans les classes d'Anick Simon puis d'Edith Selig-Papee), avant que le choc émotionnel intense subi ne fasse des ravages.

 

En 1996, malgré son état, elle est admise dans la classe d’Art lyrique/Mise en scène de Michel ROUX, autre grand baryton de l’Opéra de PARIS qui la soutient jusqu'à sa disparition prématurée en 1998. Classe reprise en 1998 par Mireille Larroche, metteur en scène, puis en 1999, par Michel HAMEL, ancien ténor de Radio-France,

 

Elle obtient son diplôme supérieur en 1999, avec l'Air des lettres et la prière de Charlotte (Werther de Massenet, comme le lui avait conseillé Michel ROUX.

Sa façon rigoureuse, pointilleuse, cette recherche physiologique du geste, du son parfait, parfois très difficile à supporter, car cela demande un effort de rigueur et d’acceptation de prendre son temps, a fait de Graziella le professeur qu’elle a été non seulement en tant que pianiste ainsi qu’en attestent de nombreux témoignages,  mais également en tant que chanteuse, dont font foi les échos sur le professeur ainsi que les vidéos comparatives d’élèves ou stagiaires.

 

 

Sans cet extraordinaire professeur, et sans le soutien conjugué de Michel ROUX, magnifique baryton de l'Opéra de PARIS, entre 1996 et 1998, après le choc émotionnel intense qu'elle avait subi en 1991, qui nécessitera une nouvelle rééducation vocale, puisque ne pouvant non seulement plus jouer du piano (elle dut reprendre comme une débutante alors qu'elle avait été sélectionnée à deux Académies internationales de piano avec Jean-Bernard POMMIER parmi de nombreux pianistes venus du monde entier), mais aussi ne pouvant plus chanter, elle n'aurait pu reprendre confiance étant donné les difficultés rencontrées avec d'autres professionnels qui voulaient la "récupérer" en privé, obtenir son Diplôme supérieur de Mise en scène/Art Lyrique à l'Ecole Normale de Musique de PARIS en 1999, et enfin, à partir de 2000, donner des concerts, et être le professeur apprécié au regard des avis émis à son endroit.

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